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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUne véritable bête de scène qui incarne la liberté : voilà comment décrire en quelques mots le théâtral et audacieux Roublond. Elliot Lavergne a mis le feu aux planches du Palace de Granby dimanche soir. L’artiste de 21 ans est le lauréat du Grand concours Hydro-Québec du Festival international de la chanson de Granby (FICG).
Maquillage coloré, accessoires et mouvements de danse : le Shawiniganais a habité la scène lors de sa performance avec des textes engagés. J'aime créer des choses et c'est comme si une scène était le meilleur terrain de jeu pour créer ce dont j'ai envie.
J'aspire à faire de la musique pop dans le sens qui peut parler à tout le monde, qui est plutôt accessible, mais qui aspire à l'avant-garde.

Elliot Lavergne, alias Roublond, n'a pas l'habitude des grands événements et il a pourtant prouvé tout le contraire lors du FICG.
Photo : Radio-Canada / Eli Chamberland
Celui qui aura 22 ans dans une semaine était loin de se douter qu'il allait recevoir un cadeau d'anniversaire à l'avance, sa victoire. J'y ai sincèrement rêvé, raconte-t-il avec fébrilité. C'est cliché, mais il faut croire en ses rêves, se dire : ''Je suis capable''. Ça ne venait pas d'un endroit de prétention, c'est juste de croire en toi.
J'ai fait ce spectacle-là pour l'audience. Je veux donner quelque chose aux gens, je suis allé puiser ma force là-dedans. Voir mes amis debout célébrer ma musique, je pense que sans ça, ce ne serait pas arriver.
En plus de Roublond, Alexandrine Larson, Sylvie Walker, Aleksi Campagne et le groupe Système Féodal ont proposé leurs univers musical.
C'est quand même étonnant, mais c'est vraiment l'fun de pouvoir représenter ce style-là [musique métal] à Granby et c'est une chance pour nous, raconte le claviériste du groupe Système Féodale, Leslie. On espère juste qu'à l'avenir il y aura d'autres groupe du même style qui vont s'essayer.

« Je pense que c'est vraiment une belle opportunité pour nous de faire découvrir ce style de musique au plus de monde possible », explique le chanteur du groupe, Paul-Étienne Paquin.
Photo : Radio-Canada / Eli Chamberland
Malgré la compétition, l'amitié et les liens créés lors de l'événement priment sur tout. On a tous le même but et c'est juste de créer, raconte l'artiste Sylvie Walker de Saskatoon.

Sylvie Walker retient « de l'amitié, de l'inspiration et de l'évolution » de son expérience.
Photo : Radio-Canada / Eli Chamberland
Plus qu'un concours
La réputation du concours n’est plus à faire dans le monde du spectacle. Après avoir vu les débuts d'artistes comme Jean Leloup, Dédé Fortin, Isabelle Boulay et Lynda Lemay, le FICG représente un véritable tremplin pour la relève musicale.
Vitrines artistiques, performances et accompagnement : les participants du concours ne repartent pas les mains vides. De nombreux prix et bourses ont été distribués durant l'événement.
Au-delà des récompenses, ce rendez-vous culturel permet aux artistes de se faire un nom auprès d’acteurs de l’industrie.

« C'est vraiment précieux des moments comme ça pour prendre du temps consacré à la musique dans la vie des artistes », croit Alexandrine Larson.
Photo : Radio-Canada / Eli Chamberland
Souvent, il faut travailler d'autres jobs en même temps, on a plein d'affaires à faire. D'avoir eu ces deux semaines pour faire de la musique, c'est aussi un rappel de prévoir ce temps-là.

« J'ai vraiment aimé rencontrer tous les autres demi-finalistes, raconte Aleksi Campagne. Ce sont des artistes incroyables. »
Photo : Radio-Canada / Eli Chamberland
Pour le violoniste chanteur, Aleksi Campagne, ce genre d'événement permet de motiver la relève musicale. De juste se faire dire que ton projet a une valeur et un support monétaire, que tu as quelque chose à présenter, ça fait du bien.

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