PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDans un paysage culturel en constante évolution, Calgary s'affirme comme un centre névralgique de la création cinématographique au Canada.
La ville a été classée cette année cinquième ville d'Amérique du Nord pour les cinéastes par MovieMaker Magazine, soit sa cinquième apparition consécutive dans ce classement prestigieux.
Cette montée en puissance s'accompagne d'une transformation du paysage audiovisuel local, où les voix diverses, notamment celles des communautés immigrantes noires, commencent à trouver leur place.
Au cœur de cette mouvance se trouve Sylvester Ndumbi, fondateur de la maison de production Simba Creative. Il est tombé amoureux du septième art il y a une quinzaine d'années, inspiré par la magie du film Un prince à New York.
Pour lui, raconter ses propres histoires revêt une importance capitale. C'est ainsi que le monde vous perçoit , dit-il, affirmant que les individus deviennent souvent le produit des récits qui les entourent.
J'ai réalisé que j'apportais énormément de valeur. Si je me retirais de l'équation, mon absence serait profondément ressentie.
Originaire de la République démocratique du Congo, il a commencé sa carrière en réalisant des vidéos d'entreprise avant de se lancer dans le documentaire, explorant des sujets aussi variés que la transition énergétique et la crise du logement autochtone.
Des productions qui résonnent à l'étranger
À 40 ans, ce producteur indépendant façonne avec détermination un nouveau récit pour les communautés africaines à travers l'objectif de sa caméra.

Sylveser Ndumbi dit que son objectif est de créer des histoires locales qui peuvent voyager à l'extérieur du Canada, exposant ainsi les équipes et acteurs locaux à la cinématographie mondiale.
Photo : Radio-Canada / Fournie par Sylvester Ndumbi
Parmi les réalisations dont il est particulièrement fier figure My African Family, une série télévisée qui a offert des occasions uniques d'actorat à de nombreux membres de la communauté et sera prochainement diffusée au Cap, en Afrique du Sud.
C'était vraiment cool de voir des gens pleurer parce qu'ils n'avaient jamais eu ce genre d'opportunités, raconte-t-il.

Sylvester Ndumbi a produit l'émission de téléréalité « Sugar Mama », qui a été sélectionnée pour trois prix et a mobilisé quelque 130 personnes.
Photo : Radio-Canada / Fournie par Sylvester Ndumbi
Son documentaire Without Leaving Anyone Behind, qui explore les questions de la transition énergétique, connaît une diffusion internationale remarquable. Le film a été projeté lors d'un événement officiel des Nations unies et dans des établissements prestigieux comme l'Université d'Oxford.
Un écosystème en évolution, mais inégalitaire
Cette évolution positive ne masque pas les défis persistants, notamment en matière de diversité.
Plus vous montez dans l'espace de production, moins vous êtes susceptible de voir un immigrant, observe Sylvester Ndumbi, qui attribue cette situation au manque de possibilités de formation.
Il est crucial que des cinéastes comme moi entrent dans cet espace pour raconter l'autre côté de l'histoire afin que nous puissions équilibrer.
Il reconnaît les défis du cinéma, notamment du cinéma indépendant. Il n'y a pas assez d'argent qui circule dans le système, déplore-t-il, évoquant l'instabilité du marché et les coupes budgétaires fréquentes.

Sylvester Ndumbi discute avec son équipe de tournage à Toronto.
Photo : Radio-Canada / Fournie par Sylvester Ndumbi
Toutefois, il remarque une nette augmentation du nombre de professionnels dans le secteur, grâce notamment à l'introduction d'un crédit d'impôt pour le cinéma et la télévision, il y a environ cinq ans.
Cela a vraiment contribué à attirer davantage de productions importantes et à aider même les producteurs de films locaux comme moi, souligne-t-il.
Selon la Commission du film de Calgary, plus de 63 000 personnes travaillent dans le secteur en Alberta. Par ailleurs, l'impact économique de l'industrie du film et de la télévision a été 372 millions de dollars en 2024.

Adnaan Wasey, le nouveau commissaire du film de Calgary, souhaite privilégier un portefeuille diversifié de productions, dont des projets de grands studios et des œuvres indépendantes ainsi que des collaborations internationales.
Photo : Radio-Canada / G-meet
L'arrivée d'Adnaan Wasey au poste de commissaire du film de Calgary au début du mois marque une étape supplémentaire dans cette évolution. Cet innovateur médiatique veut faire de Calgary un point d'inflexion créatif et développer un écosystème cinématographique inclusif et durable.
Nous avons des équipes de calibre mondial. Nous connaissons ce pipeline de talents extrêmement diversifié […] des incitatifs cinématographiques compétitifs, des lieux incroyables et à couper le souffle.
Adnaan Wasey insiste sur l'importance de permettre aux cinéastes indépendants de raconter des histoires profondément personnelles.
Il souhaite lever les obstacles afin que ces histoires uniques racontées à un niveau personnel qui résonnent le plus largement puissent être diffusées.
Au-delà des considérations économiques, ce qui anime Sylvester Ndumbi, c'est la conviction profonde que le cinéma peut transformer la perspective des gens, combattre le racisme, le tribalisme et tous les maux du monde.

.jpg)
9 months ago
58










English (US) ·