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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayCela fait maintenant plusieurs années que l’industrie musicale autochtone cherche non seulement à promouvoir son contenu, mais aussi à ce que le CRTC lui octroie un quota minimal de 5 % dans les radios du pays.
Lundi, des acteurs du milieu ont pu défendre cette mesure dans le cadre des audiences publiques organisées par le CRTC, qui ont eu lieu à Gatineau, dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne.
Cofondateur du studio Makusham, Mathieu McKenzie était de ces audiences.
Ça s’est très bien passé. L’accueil a été formidable. On s’est sentis écoutés. On n’a pas été pressés par le temps, a indiqué mardi, en entrevue à l’émission Première ligne, sur ICI RDI, celui qui est aussi membre du groupe Maten.
Pour lui, cette demande, soutenue entre autres par l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), devrait être prise en compte comme une démarche de guérison.
On n'est nulle part. On a des langues millénaires. On est ici depuis longtemps. [...] On le mérite.
Mathieu McKenzie, fils du chanteur Florent Vollant, estime que, aujourd’hui, les radios peuvent piger dans une large variété de musique autochtone.
On est pas mal équipés. On est dans le rap, dans le soul, dans le country, dans le rock. On est partout, clame-t-il, considérant d’ailleurs que de demander 5 % n’est pas une exigence démesurée.

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L'entrevue de Mathieu McKenzie à l'émission Première ligne
La crise d'Oka, un tournant?
Mathieu McKenzie regrette que la musique autochtone ait longtemps connu une absence à la radio, elle qui a pourtant eu des périodes plus glorieuses, notamment dans les années 1990.
Le cofondateur de Makusham rapporte qu’après la crise d’Oka, les chansons de son père, Florent Vollant, ont été retirées des ondes, alors que son groupe de musique, Kashtin, gagnait en popularité.
C’est du passé, c'est correct, c’est fait. Maintenant, est-ce qu’on peut aller de l’avant et se rapprocher réellement?, avait-il déjà exprimé à ce sujet en 2022.
Je pense qu’on a perdu plusieurs années de diffusion, de reconnaissance, pense-t-il encore aujourd’hui.
Dans les dernières années, de nombreuses mesures ont émergé afin de mettre en valeur la musique autochtone. Par exemple, le gala de l’ADISQ a introduit dès 2019 la catégorie de l’artiste autochtone de l’année. C'est d'ailleurs Florent Vollant qui a gagné le premier Félix dans cette catégorie.

Florent Vollant a été le premier artiste à gagner le Félix de l'artiste autochtone de l'année, le 27 octobre 2019.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
Si Mathieu McKenzie se montre très optimiste quant à la suite des choses et voit auprès de la population générale une plus grande ouverture et une plus grande curiosité face aux réalités autochtones, il pense qu’il y a encore un effort à faire.
Les audiences du CRTC se sont tenues du 18 au 29 septembre afin de se pencher sur la définition de la nouvelle réglementation en matière de contenu canadien et autochtone. Le CRTC va dévoiler sa nouvelle réglementation au cours des prochains mois.

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9 months ago
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