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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPour marquer son dixième anniversaire, le camp d’improvisation musicale Coin-du-Banc en folie a lancé le Festival Musique du moment, son tout premier événement conçu pour offrir des prestations devant public. Une dizaine de musiciens de tous les horizons y ont présenté des œuvres spontanées le 14 août à Percé.
En plus des ateliers d'improvisation habituels, les participants au camp, qui s'est déroulé du 8 au 15 août, ont ainsi joué quelques morceaux devant public. Les deux organisateurs souhaitaient partager le travail des campeurs à plus grande échelle.
Nous faisions déjà des microspectacles, mais cela nous a donné l’idée de bonifier la formule avec un véritable festival public d'improvisation.

Alain Chalifour s'est établi dans une vieille auberge de Coin-du-Banc en 2009, avec l'intention de « rassembler des gens passionnés » afin d'animer la vie culturelle de l'endroit.
Photo : Radio-Canada / Toby Germain
Les campeurs et des musiciens professionnels ont offert des prestations gratuites dans des lieux phares de Percé, comme l’espace culturel Suzanne Guité, l’auberge Au Pic de l’Aurore et le Bell House.
Nous essayons de bâtir ici une réputation internationale.

En 1994, Ajay Heble a cofondé le Festival de jazz de Guelph, en Ontario, et en a été le directeur artistique jusqu'en 2016.
Photo : Radio-Canada / Toby Germain
Inspiré par le succès de ce premier grand virage public, Alain Chalifour caresse d’autres ambitions pour son camp. Il y a des idées pour multiplier les camps, faire des camps d'hiver autant qu'un camp d'été, confie-t-il.
Une leçon d'écoute et d'empathie
Les participants ont partagé cette année l'espace de création avec des maîtres invités de renommée internationale, notamment le percussionniste traditionnel coréen Dong-Won Kim, la pianiste de jazz Marianne Trudel et le joueur de kora Siaka Diabaté.

Dong-Won Kim est venu de Corée du Sud pour participer à Coin-du-Banc en folie.
Photo : Radio-Canada / Toby Germain
Sue Ellen Wilder, violoncelliste originaire du Wisconsin qui habite maintenant à Halifax, en est à sa quatrième participation. Selon elle, créer sans filet avec d’autres artistes s’avère un exercice d'empathie. C'est apprendre à bien jouer avec les autres, explique l'enseignante de musique retraitée. Il faut prendre son tour, faire attention à la circulation pour ne pas partir seule et laisser de l'espace aux autres pour qu'ils puissent faire leur numéro, ajoute-t-elle.
J’avais 40 ans quand on m’a dit, pour la toute première fois, que je n’avais pas besoin de partitions pour jouer de la musique.

Sue Ellen Wilder estime avoir appris beaucoup à chacun de ses passages à Coin-du-Banc en folie. Ce sont « ses vacances tout inclus favorites», ajoute-t-elle.
Photo : Radio-Canada / Toby Germain
Sans partition écrite pour guider les interactions, les musiciens doivent miser sur leur sens de l'écoute. Pour Alain Chalifour, l’expérience est fondamentalement transformatrice. Selon lui, l’improvisation développe un mode de pensée pour entrer en relation avec les gens autrement que de façon strictement transactionnelle.
Le paysage gaspésien comme partition
Afin de stimuler l’imagination, divers ateliers sont organisés pour les campeurs dans les environs de Percé. Sous la direction du percussionniste et pédagogue Jesse Stewart, les musiciens ont entamé leur séjour directement sur le rivage afin de fabriquer un xylophone éphémère en bois flotté et d'entrechoquer des galets pour façonner des pièces rythmiques.
Nous utilisons littéralement des morceaux du paysage pour créer de la musique.
Le groupe a aussi exploré l’île Bonaventure afin de capter des sons. À leur retour, ils se sont inspirés de ces enregistrements de la colonie de fous de Bassan pour tenir un atelier d’improvisation.

Jesse Stewart a fait partie de la toute première édition, en 2016.
Photo : Radio-Canada / Toby Germain
Pour Jesse Stewart, qui en est à sa troisième présence comme instructeur, l'objectif est avant tout d'agir comme un coapprenant avec les participants. Il ne s'agit pas tant de leur enseigner, mais d'apprendre d'eux et avec eux, explique-t-il. Le musicien cherche à susciter un dialogue musical entre les campeurs et le territoire ainsi qu'entre les musiciens eux-mêmes. Tout cela se fait, souligne-t-il, sans que personne ne dise quoi jouer à qui que ce soit.
Le camp Coin-du-Banc en folie est soutenu par l’Institut international pour les études critiques en improvisation (IICSI) de Guelph, en Ontario.

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1 day ago
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