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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayEnviron 5600 musiciens de tous âges se sont rassemblés durant la fin de semaine à l'Université de Sherbrooke dans le cadre de la 97e édition du Festival des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec.
C’est un peu comme les Jeux du Québec, mais pour les musiciens, explique le directeur général de l’événement, Alexandre Gagnier.
Le grand rassemblement musical provincial est en fait un concours durant lequel plus de 200 ensembles instrumentaux proposent des prestations évaluées par un jury dans l’espoir de remporter un prix. Des spectacles ont eu lieu dans de multiples salles du campus universitaire de jeudi à dimanche. Des notes ont même résonné au Centre sportif de l’Université de Sherbrooke.
On a reçu des musiciens d'Amos, de Normandin au Lac-Saint-Jean, de Matane... Ils viennent faire de la musique, s'amuser, faire des rencontres, partager.

Le directeur général du Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec, Alexandre Gagnier.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
Car le rassemblement sert à récompenser les grands talents, mais également à réunir les artistes dans un même endroit.
Le festival permet aux gens qui vivent de leur musique en région et qui n'ont pas la chance de pouvoir partager ce qu'ils font de le faire ici, souligne Alexandre Gagnier.
Jean-François Deault a parcouru plus de 700 kilomètres pour prendre part au concours. Il est venu d’Abitibi-Témiscamingue pour pouvoir échanger avec d’autres musiciens. Il pratique le trombone dans l’Orchestre la bande sonore de Rouyn-Noranda.
On a quand même beaucoup de plaisir à venir ici, confie-t-il, assis dans un siège de la salle Maurice-O’Bready, entre deux spectacles. C'est aussi de se sentir moins seul. On côtoie d'autres harmonies, on est capable de se comparer. Des fois c'est bien, des fois c'est moins bien parce qu'on s'aperçoit qu'on a encore beaucoup de place à l'amélioration, dit-il en souriant.

Jean-François Deault joue du trombone dans l'Orchestre la bande sonore de Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
Des classes de maîtres sont aussi offertes pour les musiciens en quête d’apprentissage. Des artistes d’expérience, comme le compositeur de renommée internationale Robert Sheldon, sont notamment venus transmettre leur savoir.
Nouvelle formule en 2027
Le festival a été créé en 1929 par un résident de Shawinigan d’origine belge. La première édition a eu lieu à Sherbrooke, avant de se déplacer de ville en ville et de revenir à son lieu de fondation. Le rendez-vous culturel était alors bien différent… Il était dédié aux fanfares.
En Belgique, il se faisait beaucoup de rassemblements de fanfares. Le fondateur s'est dit "pourquoi on ne ferait pas ça au Québec?", raconte Alexandre Gagnier.

Le festival a pris place à l'Université de Sherbrooke, notamment au Centre culturel.
Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile
Son équipe prépare déjà la 100e édition du festival, qui aura lieu dans trois ans, pour en mettre plein la vue aux musiciens participants, mais également au public. En attendant, une nouvelle formule ira de l’avant l’an prochain : le Concours solistes et petits ensembles, organisé en parallèle depuis 25 ans par la Fédération des harmonies et des orchestres symphoniques du Québec, sera réintégré au festival. Il deviendra plus gros, plus riche, avec plus de participants, fait valoir le gestionnaire.
Ce qu’on veut faire, c’est recréer une synergie, avoir des ensembles et des solistes qui jouent en même temps. Ça permet à de jeunes musiciens d’être inspirés par d’autres, d’aller voir de jeunes solistes qui jouent merveilleusement bien de leur instrument.

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2 weeks ago
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