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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayUn texte de Malia Kounkou
Illustration de Gabriel Ménard
Tous les 2 février, en Amérique du Nord, l’heure est à inspecter les terriers de marmotte.
Non pas pour les déranger pendant qu’elles hibernent, mais plutôt pour savoir si l’arrivée du printemps est imminente ou non.
Et si vous vous êtes toujours demandé ce que les deux pouvaient bien avoir en commun, eh bien sachez que vous êtes à la bonne place!
C’est quoi, la journée de la marmotte?
Pour comprendre les origines de cette tradition, il nous faut voyager à l’Europe du Moyen-Âge.
À l’époque, le 2 février était le jour de la fête chrétienne de la Chandeleur. Durant cette fête, on se rendait à l’église pour allumer des chandelles; rien à voir, donc, avec de quelconques marmottes ou la fin de l’hiver.
Les traditionnelles crêpes de la Chandeleur
Photo : Radio-Canada / Colombe Fortin
Sauf que, selon le folklore et les légendes britanniques, le 2 février est aussi une date déterminante pour savoir si le froid s’éternisera encore un peu, ou si le printemps est à deux doigts de pointer le bout de son nez.

Un arc-en-ciel visible depuis la cime des arbres dans un paysage en hiver.
Photo : Gaëtan Drolet
En Écosse, par exemple, on croyait que si la Chandeleur était un jour lumineux, on aurait alors deux hivers dans une année , car les journées ensoleillées signifiaient que l'air froid durerait, tandis que les journées nuageuses annonçaient de l'air plus doux.
Et en amenant cette tradition avec eux en Amérique du Nord, les colons européens ont commencé à associer le réveil des animaux hibernants à la fin de l’hiver, comme les ours, les hérissons, les loutres. Dès que l’un d’eux sortait de sa tanière, c'était interprété comme un signe.
… et les marmottes dans tout ça?
Eh bien, la marmotte a tout simplement été l’animal privilégié pour présager la durée de l’hiver. Non seulement elle est facilement trouvable, mais lorsqu’elle hiberne, c’est de façon très stricte et ininterrompue.
Shubenacadie Sam sort de son terrier lors d'un événement du Jour de la marmotte au parc animalier de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse, le dimanche 2 février 2025.
Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese
De plus, la marmotte est reconnue pour être effrayée par son ombre, ce qui est un indice précieux. Car si le 2 février, elle sort de sa tanière et aperçoit son ombre projetée par les rayons de soleil, elle se réfugie aussitôt après dans son trou.
Signification? L’hiver sera encore long.
Mais si le soleil est absent du ciel lorsqu’elle sort, elle peut sortir allègrement, signe que le printemps est en train d’arriver.
Mythe ou prédictions réelles?
Même si cette tradition ne demande qu’à être crue, les données météorologiques canadiennes disent quelque chose de très différent.
Car, sur 30 à 40 ans d'observations à travers 13 villes canadiennes, les marmottes ont eu raison seulement 37 % du temps.
Ce qui n’enlève pas à la tradition son petit charme, bien au contraire. D’un bout à l’autre du pays, de nombreuses régions ont leur marmotte officielle dont elles observent la tanière avec attention chaque 2 février, dans l’attente de la prédiction météorologique du mois.

La marmotte Fred de la Gaspésie s'est dite du même avis que ses collègues des États-Unis, de l'Ontario et de la Nouvelle-Écosse : le printemps sera hâtif.
Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat
En Ontario, par exemple, la marmotte officielle se nomme Wiarton Willie, tandis qu’en Gaspésie, la marmotte Fred annonçait la pluie et le beau temps avant de décéder en 2023. Paix à son âme.

Wiarton Willie (photo d'archives)
Photo : CBC / Kate Bueckert
Petit bonus!
La tradition est si ancrée qu’elle a prêté son nom en 1993 au film culte Un Jour sans fin , dont le titre original Groundhog Day signifie : le jour de la marmotte!

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4 months ago
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